Qu'il est agréable de se promener dans la nature, suivre les sentiers oubliés du temps. La marche nous amène pas à pas sur le chemin de la création. Que dis-je, de la contemplation ! Car tout est là, il ne nous reste qu'à tendre nos sens dans le moment pour croquer de quelques coups de crayon un magnifique mélèze ou une brindille insignifiante.

C'est peur-être sur ces chemins de traverse que nous avons rendez-vous avec nous-mêmes dans l'instant du moment, dans l'oubli de nos préoccupations quotidiennes qui brouillent notre perception des choses.

 

 

Ici le dessin n'est pas une fin en soi, on ne vise pas la création d'une oeuvre d'art mais simplement une façon d'être présent en apprenant à observer, à sentir, à écouter, à voir.

 

 

Dans un monde où nous avons tant d'instruments pour regarder (télévision, internet,...) nous avons perdu la faculté de voir les choses simplement comme elles sont. A travers notre mental agité, nous collons des étiquettes sur tout et nous nous arrêtons à la connaissance intellectuelle, nous vivons en quelque sorte dans le mental. C'est apprendre également à éveiller le petit enfant qui sommeille en nous. Car les enfants et les animaux ont cette faculté d'observer sans préjugés.

1DSCN1892

1dscn1832

 

Cette activité peut-être vécue comme une forme de méditation. La marche est partie prenante du processus, trait d'union entre notre vie trépidante et le « rester assis » dans le silence. Elle n'est pas un exutoire à notre stress mais bien une façon d'être et une mise en condition pour dessiner.